Pandémies, écologie et capitalisme / Pandemics, Ecology and Capitalism

Rejane Carol
Florencia Parteno

(Autres panélistes à confirmer / Other speakers to be confirmed)

(English follows)

La pandémie du COVID qui a éclaté au début de 2019 a provoqué une onde de choc partout dans le monde, faisant plus de trois millions de victimes. Fait inusité, cette pandémie touche autant le Nord que le Sud. Pourtant, la gestion de la crise menée par quelques États (des pays membres du G8) et les grandes entreprises multinationales pharmaceutiques (« Big Pharma ») prend la forme d’un véritable apartheid mondial qui confine 80% de la population mondiale dans l’attente de vaccins. Dans le Nord, les mesures de confinement affectent négativement les personnes âgées, les parents, les réfugié.e.s, les autochtones et les précaires. Le chômage est monté en flèche. Quelques grandes entreprises, dont celles du Big Pharma ainsi que les GAFAM, accumulent des profits gigantesques. On se rend compte que l’impact dévastateur de la pandémie est directement lié aux coupes sombres qui ont été infligées depuis 30 ans au secteur de la santé sous l’égide des politiques néolibérales et austéritaires.

Au bout du compte, la pandémie reflète bien la structure « fondamentale » du capitalisme, où l’accumulation des profits et la maîtrise des moyens de production dominent toute autre considération. Devant la catastrophe, les mouvements populaires ont été au départ désarçonnés. Leurs moyens habituels de luttes axées sur la mobilisation de masse ont été temporairement mis sur pause. Un an plus tard, nous avons appris à vivre avec la crise et les prochains mois seront l’occasion d’une grande relance syndicale, communautaire et écologique.

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The COVID pandemic which erupted in 2019 has provoked a shockwave across the world, causing over three million deaths. Surprisingly, the pandemic has affected the North just as much as the South. And yet, the handling of the crisis by a handful of states (members of the G8) and by big multinational corporations (“Big Pharma”) has taken the form of a genuine global apartheid which forces 80% of the world’s population to wait for vaccines. In the North, confinement measures negatively affect seniors, parents, refugees, native populations and precarious persons. Unemployment is skyrocketing. A few big businesses, namely those of Big Pharma as well as the Big Five (FAANG), are accumulating enormous profits. We are realizing that the devastating impact of the pandemic is directly related to the dire cuts which have been imposed for the past 30 years in the health sector under the aegis of neoliberal austerity politics.

In the end, the pandemic reflects the “fundamental” structure of capitalism quite accurately, where the accumulation of profits and the control of the means of production dominate all other considerations. Faced with this catastrophe, popular movements were at first disconcerted. Their usual means of struggle based on mass mobilization were temporarily put on hold. A year later, we have learned to live with the crisis, and the coming months will be an opportunity for a great union, community and ecological revival.

mai 21 @ 18:30
18:30

Salle Principale

English, Español, Français