La Grande transition
Faire monde avec le vivant : horizons pour le postcapitalisme
Tiohtià:ke/Montréal, Québec, Canada
27–30 mai 2027
Le Collectif La Grande transition invite toutes les personnes qui souhaitent bâtir un monde sans hiérarchisation au sein du vivant, un monde de justice sociale et environnementale, féministe, antiraciste et décolonial, à proposer des activités pour l’édition de 2027 de son colloque international. La Grande transition offre quatre journées de rencontres et d’échanges réunissant des membres de communautés de recherche et d’organisations militantes, communautaires, culturelles, syndicales et politiques du Québec, des communautés autochtones, de diverses provinces canadiennes et de plusieurs pays.
L’histoire s’accélère. Les avancées arrachées par les luttes passées fondent comme neige au soleil. Comme plusieurs, la sidération nous gagne parfois devant l’ampleur du désastre et des souffrances en cours. Les feux de forêt, les sécheresses et les inondations se multiplient. Les inégalités se creusent. La droite autoritaire et l’extrême droite sont aux commandes de nombreux États, détournant l’attention des causes des diverses crises en désignant des boucs émissaires : personnes racisées, migrant·e·s, membres de la communauté 2ELGBTQIA+, gauche, wokes, féministes intersectionnelles… Les gouvernements israélien et trumpiste, leurs alliés et les États complaisants envers le génocide et l’écocide en cours en Palestine ouvrent la voie à la remilitarisation de l’Occident et à la banalisation des conflits armés et des génocides dans le monde.
Ces attaques visent les peuples en terres colonisées, les personnes appauvries et précarisées, les femmes, les personnes racisées, les travailleuses et les travailleurs exploité·e·s. C’est pourquoi des espaces de convergence comme La Grande transition deviennent indispensables : pour s’organiser et pour riposter ensemble.
Comment construire une transition écologique, économique et politique qui rompt radicalement avec les formes imbriquées d’oppression et de domination ? Et comment casser la fulgurante montée de l’extrême droite en organisant cette transition dans une perspective féministe, antifasciste et antimilitariste ?
Le capitalisme ne peut se reproduire sans s’emparer des milieux vivants : il vit de ce qu’il consomme et consomme plus qu’il ne fait vivre. Il n’est pas seulement un système économique ; c’est une manière d’organiser les relations entre les humains et le reste du vivant. Face à l’horizon mortifère qui se dessine, nous proposons pour 2027 un fil conducteur : faire monde avec le vivant. Tourner notre regard vers cette puissance qui traverse les territoires, les peuples, les espèces et les écosystèmes, et qui persiste malgré les logiques du capital.
Parler du vivant plutôt que de la nature n’est pas un effet de mode. La « nature » est souvent pensée comme un décor extérieur ou une réserve de ressources à exploiter ; le vivant, lui, replace les humains dans une interdépendance avec les écosystèmes et les territoires, et déjoue la dichotomie entre nature et culture. Cette notion insiste sur les relations, les connexions et la fragilité des milieux que nous habitons. Elle relie la crise écologique à nos existences concrètes, à nos corps, à nos manières d’habiter le monde, qui consistent le plus souvent à l’écraser.
Placer le vivant au centre de La Grande transition, c’est reconnaître que la crise actuelle est autant une crise des relations qu’une crise des institutions : une rupture de nos liens avec la Terre, avec les multiples formes de vie qui composent le monde, et avec les autres.
Vouloir préserver le vivant, c’est vouloir préserver ce qui fait la beauté de la vie sur terre, ce qu’on ne retrouvera pas en créant des villes privatisées ou en changeant de planète. C’est cesser de croire que les ressources naturelles sont infinies et qu’on peut les exploiter jusqu’à l’os ; tout comme c’est cesser de croire qu’on peut continuer d’exploiter le travail d’autrui. C’est cesser de hiérarchiser les éléments des écosystèmes. C’est mettre à nu les cosmogonies sur lesquelles repose notre ordre social, ou du moins celui qui est issu du mythe colonialiste et raciste de la « Découverte », et qui n’engendre qu’exploitation et prédation.
Penser le vivant rejoint ainsi directement les luttes décoloniales, féministes et anticapitalistes. La domination des femmes et l’exploitation du vivant procèdent d’une même logique, celle qui a transformé la Terre en ressource et les corps en objets à contrôler. Faire monde avec le vivant, c’est remettre en cause les rapports de pouvoir qui ont subordonné les femmes et la nature.
Le monde brûle, mais des expériences préfigurent déjà le monde à bâtir. Faire monde avec le vivant, c’est reconnaître la richesse de ces expériences et y puiser l’énergie créatrice des grandes mobilisations. Nous vous attendons à Tiohtià:ke/Montréal en mai 2027.
Comment contribuer ?
Nous vous invitons à proposer des ateliers, des activités et des communications portant sur les tactiques, les stratégies, les bilans d’expériences passées et récentes et les modèles alternatifs qui nous aident à faire monde avec le vivant dans une ère postcapitaliste. Nous encourageons les formats qui sortent du panel classique : ateliers pratiques, partages d’expériences, discussions stratégiques, débats, mémoires de luttes, remue-méninges, performances artistiques et culturelles, actions militantes.
Les activités donnant la parole à plusieurs personnes seront favorisées, mais les propositions individuelles seront aussi considérées. Nous accueillons avec un enthousiasme particulier les propositions provenant de personnes issues de groupes sociaux minorés. Les propositions dont la composition ne reflète aucune diversité pourront être refusées. Nous encourageons également les activités qui initient un public non spécialiste à un thème, dans une perspective d’éducation populaire.
Nous porterons une attention particulière aux propositions qui s’appuient sur les pratiques militantes et artistiques pour imaginer et débattre des alternatives, et qui opposent le vivant au régime de mort que propose le capitalisme.
L’événement se déroulera principalement en français et en anglais. Nous avons hâte de lire vos idées les plus audacieuses !
Date limite de soumission : 2 novembre 2026
Pour soumettre une activité (maximum 250 mots) : edito.lagrandetransition.net/fr
Pour toute question, écrivez-nous à info@lagrandetransition.net
Exemples de thèmes
Les propositions peuvent s’inscrire dans l’un ou l’autre des grands axes suivants, ou en croiser plusieurs. Cette liste est indicative : elle vise à ouvrir la réflexion, non à la circonscrire.
Faire monde avec le vivant
Comment renverser notre rapport au monde et penser selon une perspective égalitaire avec l’ensemble du vivant ? Comment les cosmogonies et les pratiques autochtones de protection du territoire nourrissent-elles un postcapitalisme attentif aux interdépendances ? En quoi le « prendre soin » rejoint-il les luttes décoloniales, féministes et anticapitalistes ?
- Le vivant comme horizon politique de la gauche
- Écologie décoloniale, écoféminisme et écosocialisme : convergences et tensions
- Pratiques autochtones de protection du territoire et défense du vivant
- Justice climatique : qui paie, qui décide, qui répare ?
- Forces de reproduction, humaines et plus qu’humaines, au cœur de la crise écologique
- Travail et vivant : exploitation du travail vivant, santé environnementale, transition juste pour les travailleuses et les travailleurs
- Buen vivir, écorépublicanisme, décroissance : les grammaires de l’interdépendance
- Antispécisme féministe et critique de la hiérarchie des espèces
- Savoirs situés, sciences citoyennes et récits du territoire
- Expressions artistiques et sensibles du rapport au vivant ; le « prendre soin » comme horizon politique
- Points de non-retour et ruptures écologiques : critique du discours de l’« adaptation »
- Cosmopolitiques et pluralité des mondes
Transformer les économies et planifier démocratiquement
Au-delà des stratégies de résistance, quelles expériences préfigurent une économie réintégrée aux processus vivants et affranchie de l’accumulation du capital ? Comment opposer à la planification capitaliste de la transition un véritable projet de planification démocratique ? Comment construire une posture de conflictualité avec le capital au sein même de l’État et des institutions ?
- Planifier le vivant : quelles planifications organisées depuis les territoires et les peuples, dans une perspective intersectionnelle ?
- Modèles postcapitalistes : socialisme démocratique, économie participaliste, décroissance, communs
- Coopératives, logement hors marché, socialisation des moyens de production et du travail de soin
- Luttes contre la hausse du coût de la vie ; réponses collectives à la pauvreté et à l’exclusion
- Logement, itinérance et gentrification ; démarchandisation de la vieillesse et habitats collectifs
- Agriculture de la relève et souveraineté alimentaire contre l’agro-industrie d’exportation
- Organiser la décroissance : par où commencer, avec qui, à quelles conditions ?
- Institutions de la coordination économique : quelles instances, quelles échelles, quels mandats ?
- Subordonner les marchés, la monnaie et la finance : leviers, expériences, angles morts
- Socialisation des secteurs stratégiques (énergie, transport, alimentation, soin) et transformation des rapports de propriété
- Budgétisation participative et municipalisme : ce que permet l’échelle locale, et ce qu’elle ne permet pas
- Partage non sexiste du travail et socialisation des tâches domestiques et de soin
Repenser la démocratie et le rapport à l’État
Quelles stratégies pour passer d’un État bureaucratique et disciplinaire à un État ou système d’institutions perméable aux demandes populaires, qui facilite l’autogestion des communautés et des lieux de travail ? Comment démocratiser nos mouvements et nos partis afin qu’ils stimulent l’auto-organisation et la démocratie directe ?
- Démocratie, gouvernance territoriale et droits de la nature
- Le rapport de la gauche à l’État : conquérir, contourner, transformer ?
- La gauche parlementaire : l’expérience Mamdani à New York, La France insoumise, le NPD d’Avi Lewi ; critiques de l’institutionnalisation des partis
- Pour une société pluraliste : repenser la laïcité et les droits humains après les années caquistes
- Financement par les fondations : promesses et pièges
- Communs et droit à la ville comme leviers d’un pouvoir populaire ancré dans les territoires
- Démocratie radicale, participative, socialiste : mises en débat
- Réformes institutionnelles et leurs angles morts : modes de scrutin, tirage au sort, mandats impératifs, révocation des élu·e·s
- Autogestion des lieux de travail et démocratie interne des mouvements et des partis
- Austérité, restructuration du capital et capacité d’initiative populaire
- Renouveler l’antiracisme face aux droites identitaires
Combattre le fascisme et organiser l’antifascisme
Comment s’organiser par la base pour lutter contre la fascisation de nos milieux ? Quelles leçons tirer des régimes autoritaires vécus de l’intérieur, République démocratique du Congo, Nicaragua, Colombie, Chili et tant d’autres, et de la criminalisation croissante des résistances ?
- Écocide et criminalisation des personnes qui défendent le territoire
- Stratégies antifascistes ancrées dans les milieux de vie : quelles luttes de classe intersectionnelles contre le « diviser pour mieux régner » des exploiteurs ?
- Luttes des personnes migrantes pour leurs droits et remise en cause des régimes néolibéraux et autoritaires
- La criminalisation des résistances (Angleterre, France, pays des Suds) et les ripostes collectives
- Militarisation, intelligence artificielle et retour du service militaire dans plusieurs pays
- Définancement de la police et opposition à la répression
- Discours, financements et bases sociales des droites radicales
- Violences d’État, surveillance et politiques identitaires
- Construire des majorités populaires contre la guerre et l’autoritarisme
- Rivalités géopolitiques dans un monde multipolaire : où sont les maillons faibles de l’empire ?
- Syndicats, écoles et milieux de travail comme terrains de l’antifascisme
Soutenir le droit à l’autodétermination contre l’impérialisme et le colonialisme
Comment reconstruire un mouvement anti-guerre et anticolonial qui soutienne les luttes de décolonisation inachevées ? Comment articuler la lutte de libération nationale du Québec, le soutien aux luttes autochtones et à celles des francophones hors Québec, avec les classes ouvrière et populaire canadiennes ?
- Solidarité avec la Palestine : bilan des campements, mouvement BDS, opposition au génocide et à l’écocide en cours, mobilisation anti-apartheid
- Débats sur les formes de résistance et de solidarité internationales
- Luttes autochtones pour la souveraineté ; résistance à la réforme du régime forestier de 2025 et perspectives
- Solidarité internationale et résistances aux pratiques prédatrices du capitalisme canadien, notamment minier
- Au-delà de la politique de la reconnaissance : restitution des terres et constitutionnalismes autochtones
- Militarisation des frontières, régimes migratoires et hiérarchisation du travail à l’échelle mondiale
- Orientalisme, islamophobie et fabrique contemporaine de l’ennemi
- Systèmes de pensée et pratiques marginalisés dans la construction d’un monde postcolonial et postcapitaliste
Reconfigurer les gauches et co-constituer nos luttes
Si nos oppressions sont interdépendantes, nos libérations le sont aussi. Que reste-t-il des grandes mobilisations menées par la gauche sociale et politique, et comment les projets contemporains peuvent-ils s’y rattacher ? Comment analyser les liens entre les systèmes d’oppression, de marginalisation et de destruction environnementale pour bâtir une plus grande solidarité entre nos luttes ? Comment créer des alliances, des convergences et mener ensemble des campagnes d’action ? Comment construire un bloc social capable de défendre le vivant ?
- Bilan des grands cycles de mobilisation : Idle No More, altermondialisme, Forums sociaux mondiaux, Marche mondiale des femmes, #MoiAussi, solidarité avec Gaza
- Expériences électorales de la gauche : victoires, impasses, formes d’organisation
- Le cycle des grèves féministes internationales et la puissance qu’il a révélée
- Un féminisme pour les 99 % comme horizon de convergence des luttes
- Alternatives féministes, queers, décoloniales, antiracistes et anticapitalistes au système actuel
- Relations entre mouvements sociaux : convergences, fronts communs élargis, lien entre Montréal et les régions et liens avec le reste de l’Île de la Tortue (dite Amérique du Nord), solidarités internationales
- Luttes pour les droits des personnes trans et non binaires : bilans et perspectives de convergence
- Imbrication des rapports sociaux (sexe et genre, racisation, classe, capacitisme, âgisme…) dans les mouvements sociaux
- Abolitionnisme pénal et surincarcération des communautés racisées
- Défendre la vie comme principe de transformation révolutionnaire du quotidien
- Création artistique et littéraire ; volet d’expositions ; métissage de la théorie, de la pratique et de l’art
- Quels moyens de communication alternatifs pour nos luttes et l’éducation populaire ?
- Se protéger individuellement et collectivement de la surveillance numérique
Le monde brûle, mais des expériences préfigurent déjà le monde à bâtir. Faire monde avec le vivant, c’est reconnaître la richesse de ces expériences et y puiser l’énergie créatrice des grandes mobilisations. Nous vous attendons à Tiohtià:ke/Montréal en mai 2027.
RÉFÉRENCES
- Anzaldúa, Gloria, Terres frontalières. La Frontera, la nouvelle mestiza, Paris, Éditions Cambourakis, 2022.
- Balaud, Léna et Antoine Chopot, Nous ne sommes pas seuls. Politique des soulèvements terrestres, Paris, Seuil, coll. « Anthropocène », 2021.
- hooks, bell, Cultiver l’appartenance, Paris, Éditions Cambourakis, 2023.
- de la Cadena, Marisol, Earth Beings. Ecologies of Practice across Andean Worlds, Durham, Duke University Press, coll. « The Lewis Henry Morgan Lectures », 2015.
- Dardot, Pierre, Haud Guéguen, Christian Laval et Pierre Sauvêtre, Le choix de la guerre civile. Une autre histoire du néolibéralisme, Montréal, Lux Éditeur, coll. « Futur proche », 2021.
- Descola, Philippe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », 2005.
- Despret, Vinciane, Habiter en oiseau, postfaces de Stéphane Durand et Baptiste Morizot, Arles, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2019.
- Durand, Cédric et Razmig Keucheyan, Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique, Paris, La Découverte, coll. « Zones », 2024.
- Escobar, Arturo, Sentir-penser avec la Terre. L’écologie au-delà de l’Occident, traduit par le collectif l’Atelier La Minga, postface d’Anna Bednik, Paris, Seuil, coll. « Anthropocène », 2018.
- Federici, Silvia, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, traduit de l’anglais (États-Unis) par le collectif Senonevero, trad. revue par Julien Guazzini, Genève/Paris, Entremonde, 2014.
- Ferdinand, Malcom, Une écologie décoloniale. Penser l’écologie depuis le monde caribéen, Paris, Seuil, coll. « Anthropocène », 2019.
- Froidevaux-Metterie, Camille (dir.), Théories féministes, Paris, Seuil, 2025.
- Gago, Verónica, Économies populaires et luttes féministes. Résister au néolibéralisme en Amérique du Sud, traduit de l’espagnol par Mila Ivanovic, Paris, Éditions Raisons d’agir, 2020.
- Gago, Verónica, La puissance féministe, ou le désir de tout changer, traduit de l’espagnol par Léa Nicolas-Teboul, Paris, Éditions Divergences, 2021.
- Guillibert, Paul, Exploiter les vivants. Une écologie politique du travail, Paris, Éditions Amsterdam, 2023.
- Guillibert, Paul, Terre et capital. Pour un communisme du vivant, Paris, Éditions Amsterdam, 2021.
- Gumbs, Alexis Pauline, Non-noyées : leçons féministes noires apprises auprès des mammifères marines, Paris, Éditions Burn-Août/Les Liens qui libèrent, 2024 [éd. orig. Undrowned: Black Feminist Lessons from Marine Mammals, Chico, AK Press, 2020].
- Haraway, Donna J., Vivre avec le trouble, traduit de l’anglais (États-Unis) par Vivien García, Vaulx-en-Velin, Les éditions des mondes à faire, 2020.
- Hernandez, Salvador David et al. (dir.), « Vers la décolonisation et l’antiracisme : un chemin à parcourir », Nouveaux Cahiers du socialisme, no 32, automne 2024.
- Kouvélakis, Stathis, Philosophie et révolution. De Kant à Marx, Paris, La Fabrique, 2017 [éd. orig. Paris, Presses universitaires de France, coll. « Actuel Marx/Confrontation », 2003].
- Löwy, Michael, Écosocialisme. L’alternative radicale à la catastrophe écologique capitaliste, Paris, Mille et une nuits, 2011.
- Malm, Andreas, L’anthropocène contre l’histoire. Le réchauffement climatique à l’ère du capital, traduit de l’anglais par Étienne Dobenesque, Paris, La Fabrique, 2017.
- Malm, Andreas, Pour la Palestine comme pour la Terre. Les ravages de l’impérialisme fossile, traduit de l’anglais par Étienne Dobenesque, Paris, La Fabrique, 2025.
- Martin, Nastassja, À l’est des rêves. Réponses even aux crises systémiques, Paris, La Découverte, coll. « Les Empêcheurs de penser en rond », 2022.
- Martin, Nastassja, Croire aux fauves, Paris, Verticales (Gallimard), 2019 (rééd. Folio, 2024).
- Merchant, Carolyn, La Mort de la nature. Les femmes, l’écologie et la Révolution scientifique, traduit de l’anglais (États-Unis) par Margot Lauwers, Marseille, Wildproject, coll. « Domaine sauvage », 2021.
- Mezzadra, Sandro et Brett Neilson, La frontière comme méthode, ou la multiplication du travail, traduit de l’anglais par Julien Guazzini, Toulouse, Éditions de l’Asymétrie, coll. « La cause est l’effet », 2019.
- Moore, Jason W., Le capitalisme dans la toile de la vie. Écologie et accumulation du capital, traduit de l’anglais (États-Unis) par Robert Ferro, Toulouse, Éditions de l’Asymétrie, coll. « La cause est l’effet », 2020.
- Morizot, Baptiste, L’inexploré, Marseille, Wildproject, coll. « Domaine sauvage », 2023.
- Morizot, Baptiste, Manières d’être vivant. Enquêtes sur la vie à travers nous, postface d’Alain Damasio, Arles, Actes Sud, coll. « Mondes sauvages », 2020.
- Saito, Kohei, Moins ! La décroissance est une philosophie, traduit du japonais par Jean-Christophe Helary, Paris, Seuil, 2024 [éd. orig. Le Capital à l’ère de l’Anthropocène, Tokyo, Shūeisha, 2020].
- Traverso, Enzo, À feu et à sang. De la guerre civile européenne, 1914-1945, Paris, Stock, 2007.
- Traverso, Enzo, La violence nazie. Une généalogie européenne, Paris, La Fabrique, 2002.
- Traverso, Enzo, Les nouveaux visages du fascisme, entretiens avec Régis Meyran, Paris, Textuel, coll. « Conversations pour demain », 2017.
- Tsing, Anna Lowenhaupt, Le champignon de la fin du monde. Sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme, traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Pignarre, préface d’Isabelle Stengers, Paris, La Découverte, coll. « Les Empêcheurs de penser en rond », 2017
- Vergès, Françoise, Programme de désordre absolu. Décoloniser le musée, Paris, La Fabrique, 2023.
- Vergès, Françoise, Un féminisme décolonial, Paris, La Fabrique, 2019.
- Viveiros de Castro, Eduardo, Métaphysiques cannibales. Lignes d’anthropologie post-structurale, traduit du portugais (Brésil) par Oiara Bonilla, Paris, Presses universitaires de France, coll. « MétaphysiqueS », 2009.
- Viveiros de Castro, Eduardo, Pour une autodétermination indigène, Paris, Éditions Dehors, 2025.
